Protection

Le fait de produire de la lumière peut s’avérer dangereux car il rend l’animal visible pour ses prédateurs mais paradoxalement peut aussi lui permettre de se protéger.

Il existe différents stratagèmes pour échapper à une situation périlleuse.

 

a)      Protection par camouflage

Etonnamment, la lumière produite par la bioluminescence peut aussi permettre aux animaux de se camoufler.

A des profondeurs moyennes situées entre 300 et 600 mètres, les rayons lumineux pénètrent et varient au cours de la journée. Certains poissons peuvent faire varier l’intensité de la lumière qu’ils émettent pour l’ajuster aux rayons lumineux environnants.

C’est le cas du calamar Histioteuthis, qui dispose d’une vésicule photoréceptrice qui reçoit la lumière et l'analyse pour lui permettre de réguler la du durée et l'intensité de bioluminescence, ou encore de l'interrompre totalemen, en fonction de la profondeur.

 

 

Histioteuthis sp. 

Dans ces mêmes profondeurs, les prédateurs traquent leurs proies par dessous, en utilisant le contre jour pour les repérer. L’Argyropelecus ou Hache d'argent, peut faire varier l’intensité lumineuse de leur région ventrale pour imiter la lumière de la surface et par conséquent être moins visible des prédateurs qui sont plus en profondeur.

 

Argyropelecus sp. 

Le Photoblepharon, quant à lui, possède deux organes lumineux placés sous les yeux fonctionnant en permanence. Ils lui permettent d’éclairer son champs visuel pour se nourrir, mais aussi de pour se protéger par camouflage. Lorsqu’un prédateur s’approche, il lui suffit d’obturer ses sources luminescences grâce à des volets noirs qui descendent devant les organes lumineux, comme des paupières. Cela lui laisse le temps de fuir, puis de les réouvrir un peu plus loin pour troubler son poursuivant.

 

b)      Protection par leurres lumineux

La bioluminescence permet aussi aux proies de se protéger en utilisant des leurres lumineux pour faire diversion et pouvoir fuir leur prédateur.

De nombreux exemple de leurres existent :

La limace à museau noir a la capacité d’imiter grâce à son corps biolumineux la forme d’une méduse, espérant que son prédateur sera repoussé par  peur des zones urticantes.

 

Limace à museau noir 

Quand il est en danger l’Enypniastes eximia, un concombre de mer, est capable de perdre sa peau gluante et bioluminescente qui vient alors s’accrocher au museau de son prédateur, qui une fois éclairé devient lui-même plus vulnérable.

 

Enypniastes eximia

 

Certains animaux marins, comme le vers Acholoe abandonne un fragment de son corps lumineux, qui continue à émettre de la lumière quelques instants, pour fuir le prédateur resté sur le fragment lumineux.

 

Acholoe

 

Une autre exemple est donné avec la Colobenema sericeum, une méduse transparente munie de tentacules blanches à leur extrémité. Lorsque l’animal est attaqué, la partie blanche des tentacules se détache et émet une lumière vive. Cette technique, surprenant le prédateur et laisse le temps à la méduse d’organiser sa fuite.

 

 

Colobenema sericeum

 

c)      Protection par effet de surprise

 

Même si la bioluminescence est très présente en milieu marin profond, elle a toujours un effet de surprise pour les prédateurs. En effet quelques exemples montrent que la lumière est utilisée pour surprendre et faire peur au prédateur, afin de s’en débarrasser.

 

La méduse Atolla, qui vit dans l'océan entre 500 et 5000 mètres de profondeur, se défend de l'attaque d'un prédateur par des signaux lumineux sur tout le corps. Cet effet lumineux aurait pour but de d'attirer l'attention d'un autre prédateur sur son attaquant. 

 

Atolla wyvillei

 

Certains calamars ou des petit crustacés comme le Gaussia princeps, des fonds abyssaux, projettent des jets de mélanges chimiques bioluminescents, de la même manière qu’un calamar à faible profondeur avec de l’encre noir, mais qui n’aurait que peu d’effet en fond obscur.

  

Gaussia princeps

 

LeTomopteris sp. est un vers marin qui est capable de produire un fluide bioluminescent de couleur jaune, par le biais de glandes situées sur les appendices, pour effrayer ses prédateurs.

 

 

Tomopteris sp.

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